Les murgers

Des tas de cailloux dans les prés de Montvalezan.

Les cailloux que l’on retirait des champs, des prés et des jardins étaient entassés entre prés et bois et formaient progressivement des amas importants, bien visibles dans le paysage, « les murgers ».

On peut même les repérer sur une carte topographique IGN classique à grande échelle lorsque leur taille est imposante, ils figurent en effet sous la forme d’un trait fermé plus ou moins ovale bordé à l’extérieur par de petites hachures.

Représentation d'un murger sur une carte topographique

Représentation d'un murger sur une carte topographique

A ne pas confondre avec la représentation d’une dépression fermée qui comporte, elle, une petite flèche orientée vers le centre de la dépression ou bien des hachures à l’intérieur du trait fermé !

Une dépression fermée sur une carte topographique Une autre représentation d'une dépression fermée.
 

Ces murgers sont très fréquents en Bourgogne et dans toutes les régions viticoles d’ailleurs.

A Montvalezan, ils sont nombreux à proximité des secteurs les plus propices aux cultures.

Près d’Hauteville par exemple aux lieux-dits Pichard, Les Ecombettes et Grastibert (Données GPS @45.6190821,6.8454942), où les champs de luzerne, d’avoine et de pommes de terre étaient nombreux, on en dénombre au moins cinq de taille remarquable.

Les murgers de "Grastibert" près d'Hauteville

Murgers et vaches tarines à "Grastibert" près d'Hauteville

Sur ces amas on repère rapidement les blocs et les cailloux qui n’ont pas été déplacés depuis longtemps, ils sont patinés et de plus, les lichens et les mousses ont colonisé la surface de ces échantillons.

Mousses et lichens fossilisent les cailloux du murger

Mousses et lichens fossilisent en quelque sorte la surface des cailloux du murger

D’autres témoignent de déplacements et de prélèvements, ils démontrent qu’une certaine économie circulaire se pratique toujours. On stocke puis on réutilise ! Par exemple, pour isoler les parties enterrées d’une habitation du terrain naturel ou bien encore pour empierrer un chemin ou une piste.