Quand la neige commande

« On ne commande pas à la nature, on lui obéit »

Ce 9 novembre 2016 il a neigé sur le village comme il a neigé hier et va sans doute neiger demain. On apprécie l’évènement, il est de bon augure pour la future saison de ski mais on doute aussi car l’ouverture de la station n’est pas pour demain. La météo est si changeante !

Là-haut, les machines sont opérantes, on déplace la neige, on la stocke, on la dame, on prépare la sous-couche, on se place dans les meilleures conditions possibles. Mais restera-t-il encore de la neige pour Noël si les températures sont trop clémentes ?

A-t-on des points de comparaison ? En 1996, l’épisode neigeux du 1er décembre rendait tout le monde confiant. A cette époque, quasiment un mètre de neige était tombé en très peu de temps. Un mètre en deux jours : imaginez l’embarras sur les routes et la gêne dans les villages mais aussi l’euphorie dans la station ! Moins de 8 jours après, tout avait disparu ! Soleil et chaleur étaient revenus.

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Le Mont Pourri en blanchiment

Et en 1974 ?

Avec les neiges de début septembre, les cultures, dont les champs de pommes de terre, furent ensevelis et les troupeaux, en alpage, immobilisés par une chape immaculée. Pour tout le monde, ce n’était qu’un hoquet du climat, qu’un « feu de paille ». Cependant, les choses n’évoluant pas, il avait fallu rapidement récupérer les pommes de terre dans des conditions délicates et extraire les troupeaux en hâte de leur gangue neigeuse pour les réintégrer dans les étables ! Ces premières neiges réputées fugaces … perdurèrent jusqu’aux fêtes de fin d’année !

Ces évènements illustrent de la plus belle façon cette phrase énoncée par le philosophe Francis Bacon (1561-1626) : « Nature to be commanded must be obeyed ». Que l’on peut traduire par « On ne commande pas à la nature, on lui obéit ».

Ou bien aussi et notamment par tous ceux qui travaillent dans l’environnement par : "si tu veux commander à la nature, commence par la connaître».